. Cabinet d'Avocats Nicolas KIHN - Miren DIHARTCE
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L'Avocat, un être polymorphe



Honnie ou admirée, la profession d’avocat parait être connue de tous, et la seule évocation de cette profession suscite bien souvent des réactions passionnées, pétries de stéréotypes alimentés par le petit et le grand écran.


L’avocat serait alternativement celui qui fait basculer un procès – en faveur de son client cela va sans dire -, celui qui se consacre corps et âme à défendre des causes perdues ; ou celui qui trompe et manipule des esprits sereins et justes, celui qui ne se pose pas la question de la vérité, ou encore celui qui avalise et régularise des montages juridiques des plus obscurs.

 

De manière plus dichotomique, il est soit celui qui défend les puissants et adopte leur train de vie, soit celui qui défend « la veuve et l’orphelin » entièrement bénévolement.

 

Il est vrai que les apparences sont trompeuses et si « l’habit ne fait pas le moine », la robe ne fait pas l’avocat, quand bien même les avocats portent un costume hérité de l’église, comme tous les membres des professions judiciaires (François Ier  dans une décision prise en 1540 a d’ailleurs précisé « Défendons à tous avocats entrer aux prétoires et juridictions sinon en habit décent et longue robe et bonnet rond et sans porter de barbe, pourpoint et chausses déchiquetées et autres habits dissolus » in Avocats, le Verbe et la Robe, éditions PRAT).

 

Ainsi, si Freud disait des enfants qu’ils sont des pervers polymorphes, nous retiendrons que l’avocat n’étant plus un enfant – en théorie -, il n’est plus pervers mais simplement polymorphe ; et que ses fonctions sont diverses.

 

Avant de prêter serment d’exercer ses fonctions « avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité », l’impétrant a suivi des études de droit dispensées par une Université, d’au minimum quatre années, puis a intégré une école d’avocat pendant deux ans (cet enseignement se décomposant en cours et en stages).

 

Cette formation théorique doit normalement permettre à ce professionnel du droit de savoir analyser les textes législatifs et réglementaires, recouper ses recherches juridiques, et en tirer la substantifique moelle utile à la défense de son client.

 

L’avocat, contrairement à une idée reçue largement répandue, ne doit pas, et ne peut pas, connaitre parfaitement l’ensemble du corpus législatif français, voir international.

 

En revanche, il doit savoir formuler juridiquement une question posée par un néophyte, et bien évidement y apporter une réponse satisfaisante, tout en sachant que le droit ne peut tout prévoir, et donc n’apporte jamais de réponse qui comble l’ensemble des désirs d’un être humain.

 

A l’heure actuelle ou l’opinion substitue l’esprit critique, l’Avocat dans l’élaboration d’une proposition de solution juridique, doit s’astreindre de garder à l’esprit les règles de la méthode de Descartes :

 

  • Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilée préalablement.

 

  • Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre.

 

  • Établir un ordre de pensées, en commençant par les objets les plus simples jusqu'aux plus complexes et divers, et ainsi de les retenir toutes et en ordre.

 

  • Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre.

 

«Qui exige ou menace perd tout droit à la courtoisie » Joseph Kessel

 

L’Avocat doit savoir présenter une demande, notamment écrite, selon la forme imposée par la procédure, tout en s'efforçant d’être plaisant à lire ou à écouter.

 

L’image la plus populaire de l’Avocat est celle de l’Avocat plaidant, notamment lors de procès d’Assises, tentant de concilier les impératifs apparemment antinomiques que sont la recherche d’une vérité judiciaire et la défense de son client.

 

Rien n’est moins naturel qu’une plaidoirie, mais l’Avocat doit savoir maîtriser sa parole, comme le chirurgien manipule sans trembler son scalpel, ou le pâtissier son rouleau.

 

Plus sérieusement, il apparaitrait superficiel de traiter en quelques mots le sujet de l’Avocat plaidant, celui-ci méritant sans doute un article à lui seul.

 

La profession d’avocat est libérale et indépendante (Article 1er de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971) 

 

L’Avocat, en tant que chef d’entreprise, dirige son activité professionnelle et est redevable de cotisations dont il s’acquitte directement auprès des organismes sociaux et fiscaux.


Il perçoit donc dans un premier temps des revenus bruts, dont il doit dans un second temps, déduire ses charges.

 

Ainsi, l’idée communément admise qu’un « avocat coûte cher » doit être éclairée par cet état de fait.

 

Contrairement aux magistrats qui sont inamovibles, l’Avocat est amené, sauf exceptions,  à assister et représenter son client devant toutes les juridictions nationales, de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif ; mais également devant les commissions disciplinaires. Il est de même le représentant de son client en matière d’expertise.


L’Avocat est également pleinement compétent à intervenir en dehors de tout contentieux, pour tous les actes de la vie civile (négociation précontractuelle, rédaction d’acte et de consultation juridique, etc.)

 

En définitive, si l’Avocat est une « conscience à louer » (« Les Frères Karamazov », Fiodor Dostoïevski, 1879-1880), pour la défense de ses clients il s’attèle à une tâche complexe et passionnante, qui l’oblige sans cesse à ne rien tenir pour acquis.

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